L’ambiance à la clinique était électrique, les deux praticiens tout au plaisir de leur rencontre la veille au soir subissaient les effets secondaires de la soirée. Ils se manifestaient sous la forme de belles céphalées ! Tout était prêt, le bloc opératoire à n’utiliser qu’en dernier ressort ainsi que le matériel nécessaire à l’accouchement par les voies traditionnelles. La sage-femme était avisée ainsi que l’équipe. Il ne manquait plus que les acteurs principaux.

Norbert conduisait mécaniquement, plongé dans ses pensées. Aujourd’hui il allait être père pour la première fois, serait-il changé par cet événement, allait-il subitement devenir vieux et con ? Ce qu’il avait vu autour de lui, chez ses amis ne l’incitait pas à l’optimisme, dans bien des cas les parents changeaient complètement de comportement, comme s’ils signaient leurs bons d’entrée dans une secte. Derrière ses pensées un peu moroses, le fait d’aller provoquer la naissance dans cette clinique spécialisée était à quelque part perturbant, ceci signifiait-il des complications, un enfant à problème ? Un danger quelconque pour la mère, son épouse bien aimée ?

Nicole quant à elle était rongée par l’inquiétude et les remords. Elle était certainement coupable si cet enfant ne naissait pas dans des délais normaux. Elle devait sûrement être mal formée ou souffrir d’une maladie non encore répertoriée.

A ce moment le téléphone mobile de Nicole retentit, cassant cette ambiance triste qui cadrait si mal à la situation. Machinalement celle-ci porta le combiné à son oreille :

– Clinique des Noisetiers, Madame Dormond ?

Puis sans attendre de réponse, la personne continua d’une voix très autoritaire du genre “moi je suis un spécialiste et pas vous alors écoutez”. Elle demanda des renseignements complémentaires sur les assurances et couvertures et conclut par un souhait de bonne route. Elle raccrocha sans que Nicole ne puisse placer un mot. Cette diversion, de par sa brusquerie, permit aux futurs parents de briser la spirale de pensées négatives qui les assaillait et de les recentrer sur ce qui allait plus que probablement être un heureux événement.

L’arrivée à la clinique se passa sans problème, l’accueil bien qu’un peu bourru eut le mérite de montrer aux futurs parents qu’ils n’étaient que des numéros et bien qu’assez malheureux ceci eut l’effet contraire de ce que cela produisait souvent. Le fait de n’être traités que comme une marchandise –certes précieuse- rassura les Dormond, tout compte fait, la situation semblait réellement normale ici !

Les examens se poursuivaient, les analyses succédaient aux analyses et les parents avaient un peu l’impression d’être des sujets d’expérience, après toutes sortes de prélèvements tant sur l’homme que sur la femme, les spécialistes durent bien se rendre à l’évidence que la médecine la plus moderne ne pouvait rien faire face à la nature. L’enfant était en retard de plusieurs semaines mais tout était parfaitement normal et la taille ne semblait même pas exceptionnelle. Les médecins décidèrent de provoquer l’accouchement, ils injectèrent donc le cocktail devant déclencher ce miracle.

Après quelques heures pleines d’incertitudes, ils durent bien constater que rien ne se passait. Pas de contractions, pas de sentiment de changement chez Nicole et plus encore pas de transformations physiques.

– Infirmière ! Etes-vous certaine de ce que vous avez injecté ?

Cette question posée à haute voix par le docteur sans aucune considération pour les parents retentit tel un coup de canon. Nicole était sur le point de craquer, Norbert semblait également s’approcher du point de non-retour.

Voyant l’exaspération monter, le spécialiste déclara finalement:

– Bien, écoutez Madame Dormond, il semble que ce bébé soit mieux accroché que tous ceux que je n’aie jamais vu, nous devons maintenant nous rendre à l’évidence que ce petit ne viendra pas par les voies naturelles. Nous devons donc recourir à la césarienne. Mais ne vous en faites pas, cette opération est parfaitement maîtrisée et cet hôpital en a effectué plus de 50 cette année.

En quelques minutes, le mari apprit qu’il ne servait plus à rien.

A peine le temps d’embrasser son épouse qu’elle se faisait entraîner vers la salle d’opération.

Les minutes succédèrent aux minutes, Norbert était sur des charbons ardents. Que cette inutilité était pesante ! Finalement, il se prit un mauvais café à l’automate, s’assit dans le couloir et se mit à somnoler.

***

Il était debout sur un sol transparent, ce pouvait être une plaque de verre similaire à ce qui se fait dans certains cinémas, quelque part dans un environnement lumineux indéfini, il était bien, tous ses besoins et désirs étaient comblés, il appréciait son existence. Soudain, comme appelé par un impérieux besoin, ses yeux regardèrent contre le bas et il lui sembla distinguer comme un tourbillon de fumée qui perturbait la quiétude de cet endroit. Il fut surpris, il lui semblait qu’il n’avait jamais fait attention à ce genre de phénomène avant cet instant. Cet étrange vortex semblait chercher à se rapprocher. Heureusement, il était protégé de ce gigantesque tourbillon par une barrière à l’efficacité mille fois prouvée[1]. Puis la température parut se mettre à baisser, la luminosité diminuer et le tourbillon se rapprocher, que se passait-il ? La barrière n’était-elle pas à toute épreuve ?

Soudain, il sut que le temps était venu et que ceci était normal et bien. Le sol disparut comme par enchantement et il se mit à tomber vers le vortex à une vitesse toujours accrue. Ce phénomène était grisant. Une incroyable sensation de célérité[2] ! Il tombait à toute vitesse dans cet environnement fantastique, des volutes colorées l’entouraient. Comme un point lumineux, son but était parfaitement clair et visible, il ne pouvait pas se tromper !

Soudainement, une violente douleur à la main gauche tira Norbert de son état second, il ouvrit les yeux et vit son café renversé et sa main recouverte du noir breuvage qui fumait encore, il lui fallut quelques instants pour remettre ses idées en place, que faisait-il là ? Durant le rebranchement de ses synapses sur le monde réel, ses muscles fonctionnèrent à un niveau réflexe pour essuyer le café. Un rêve, il avait simplement rêvé. Quel incroyable moment ! Une infirmière arriva au même instant et lui dit:

– Félicitation M. Dormond, vous êtes l’heureux papa d’un petit garçon en parfaite santé !

***

[1]  C’est du moins le sentiment qu’il en avait !

[2] Sur ce point, tous les témoignages concordent. Voir notamment le livre de A. Von Roserkrantz écrit en 1745 et longtemps censuré par le pouvoir ecclésiastique.

Très loin de là un endroit chaud et humide, des geysers de vapeur jaillissaient de tuyauteries plus ou moins percées. Dans des locaux semblant sortis d’un album photos du passé, des murs jaunes craquelés entouraient de dantesques autocuiseurs. D’indéfinissables odeurs mélangées flottaient dans l’atmosphère qui en devenait quasiment irrespirable. Une sorte d’enfer ? Probablement pour certains d’entre nous, mais en fait, pour d’autres cet endroit était toute leur vie, leur fournissant chaleur, lumière et argent. De loin en loin, des être humains affublés de grotesques costumes et chapeaux en plastiques ressemblant à des bonnets de douche s’affairaient à d’étranges tâches.

A plusieurs dizaines de mètres au-dessus de cette activité, une lande désolée balayée par le vent, quelques maisons bringuebalantes, un ciel morne et gris. En comparaison, l’activité souterraine semblait irradier la vie ! Dans l’usine 451, tout simplement une usine de conserve, Olga sembla soudain manifester un trouble certain en face de la gigantesque marmite de choucroute qu’elle surveillait. La grosse femme ne pouvait toutefois pas être indisposée par les odeurs des produits qu’elle surveillait, après plusieurs années passées dans cette unité de production, elle était digne de confiance et au-dessus de tout reproche. Comme dans un flash, elle vit un couple sur un canapé, en face d’une cheminée, puis la vision disparut. Olga ne fut pas spécialement inquiétée par cette vision, depuis des années maintenant elle vivait ce genre d’événements. Son mari, avant que ce salaud ne la quitte, l’attribuait à l’accident nucléaire survenu quelques années plus tôt. Mais les autorités avaient confirmé que tout était en ordre. Olga les croyait et pensait plutôt que les responsables en étaient les lutins des forêts[1].

Durant ce bref moment d’inattention, Olga dut s’appuyer et reprendre son souffle. Ceci ne passa évidemment pas inaperçu de la surveillante. Olga avait toujours soupçonné les surveillantes de ne pas être vraiment humaines tant elles étaient attentives. Dans cette atmosphère dense et humide, avec cette lumière tombant de très haut, sous la voûte de la gigantesque usine souterraine, créant des ombres grotesques où rien n’était vraiment bien visible, où rien ne semblait être ce que c’était réellement, les surveillantes voyaient tout. De ceci Olga n’était pas gênée, la sécurité était assurée et par rapport à la sauvagerie d’un certain monde extérieur, le fait de travailler ici était une bénédiction.

La surveillante, sorte de version féminine du chien de garde, s’approcha d’elle et lui dit :

– Ecoute Olga, si quelque chose ne va pas, n’hésite pas à le dire, nous sommes toutes les deux ici depuis assez longtemps pour savoir que nous pouvons compter l’une sur l’autre.

Et c’était vrai ! Parmi les plus anciennes employées de l’usine, Olga était une personne très consciencieuse et personne ne se doutait de ses visions et de la conception toute personnelle du monde qu’elle avait. Pour elle, tout était explicable par les esprits de la nature, et tant que l’on respectait une certaine conception de l’honnêteté, tout se passerait toujours bien.

– Tu es gentille, mais tout va bien ne t’en fais pas, ce n’était qu’une petite vague de chaleur, tout va bien.

La femme, véritable force de la nature portant moustache et quelques dizaines de kilos en trop se concentra sur sa tâche, mais quelques instants plus tard, elle eut l’impression que le sol se mettait à osciller ! La surveillante vit bien que quelque chose n’allait pas et lui dit d’aller se reposer un instant dans le bureau. Puis elle appela une remplaçante pour le poste d’Olga…

Après environ une heure, Olga revint prendre son poste. Comme elle s’approchait de la responsable, elle lui dit :

– Je m’excuse mais j’ai taché la couverture que tu avais mise à ma disposition, je la prendrai à la fin de mon service pour la nettoyer. Et puis, j’aurais besoin de voir le responsable de l’atelier rapidement !

– Ne t’en fais pas pour la couverture, tu semble aller mieux, c’est l’essentiel ! Concernant le chef d’atelier, je vais voir ce que je peux faire. Es-tu vraiment remise de ton malaise ? Tout va bien ?

Sans se rendre compte de l’effet qu’elle allait faire sur son interlocutrice, la travailleuse déclara ce qui allait bouleverser profondément sa vie :

– En fait je viens d’accoucher d’une petite fille, elle est parfaitement en forme, se porte bien et dort dans le bureau !

– …

***

 

 

[1] Ce qui n’est pas complètement stupide. De nombreuses légendes circulent à propos des lutins des forêts et de nombreux ouvrages ont même été écrits dans le but d’essayer de prouver leur inexistence. (Ce qui n’a JAMAIS pu être fait!)

Bien qu’il ait signé, il n’avait pas envie de revenir sur terre !

Pas encore !

Pas déjà !

Pas maintenant !

***

– Mais docteur, cela fait bientôt trente-huit semaines… ne serait-ce pas bientôt le terme ? demandait ainsi Nicole. Bien que sa grossesse se soit fort bien passée, il lui semblait que le temps était venu. Ce n’est tout de même pas pour rien si dans certaines langues l’accouchement est appelé la délivrance ! Non ? Elle voulait être délivrée !

Dans ce cabinet de province, le docteur semblait manifestement dépassé. Face à cette patiente exaspérée par cette encombrante partie de son anatomie qui semblait ne pas vouloir disparaître il ne savait comment réagir. Pour ce praticien, tout semblait normal si ce n’est que le terme était déjà outrepassé de plusieurs semaines. Le mari Norbert semblait également très inquiet pour sa femme et le bébé et ne manquait pas de le faire savoir.

Même la lumière qui entrait à flots par la grande fenêtre semblait exaspérée de devoir éclairer Nicole. Elle lui chauffait désagréablement l’arrière de la tête comme pour lui faire comprendre qu’elle était en faute.

– Mais docteur, n’y a-t-il pas des risques à continuer de porter ainsi cet enfant alors que le terme est dépassé ?

En posant cette question, Norbert regardait machinalement une petite goutte de sueur qui serpentait le long de la tempe du docteur et démontrait ainsi son malaise plus qu’une réaction à la chaleur de la pièce. En contradiction avec cette réaction physique incontrôlée le docteur dit :

– Ne vous en faites pas Monsieur, tout est normal, les analyses démontrent une croissance normale et rien ne semble indiquer un problème.

Le praticien cachait ainsi à Monsieur et Madame Dormond que ce cas se produisant pour la première fois depuis 15 ans qu’il était installé, tout était normal, le bébé semblait simplement ne pas vouloir venir ! Conscient d’une attente anxieuse, le gynécologue décida tout de même de mesures immédiates visant à rassurer ses visiteurs et annonça :

– Voilà ce que je vous propose, nous lui laissons encore une semaine et s’il n’est pas venu naturellement nous irons le chercher, ceci vous convient-il ?

Bien que très inquiets, M. et Mme Dormond se regardèrent et décidèrent rapidement que la proposition du docteur était raisonnable. Nicole confirma puis le couple s’en alla un peu désappointé par cette naissance qui ne semblait décidément pas vouloir se produire. Tout était prêt, la chambre, les affaires, les jouets… et les états d’esprits !

A peine la porte franchie, le docteur s’épongea nerveusement le front et se rua sur son téléphone. Il appela son collègue d’études qui pratiquait dans un grand hôpital de la ville. Après le ballet d’intermédiaires, inévitable de nos jours, les deux amis se trouvèrent enfin en contact.

– Ecoute Raymond, j’ai besoin d’un conseil…

Puis il expliqua toute la pathologie de sa patiente, la croissance semblant ralentie de l’enfant à venir ainsi que tout l’historique et l’état de santé des deux parents. Après une discussion animée, les deux amis furent convaincus que quelque chose de spécial était en train de se passer et convinrent de se retrouver pour l’examen et la provocation de l’accouchement une semaine plus tard. Un événement sortant de la routine et tout de même positif (les échographies ne révélaient rien d’anormal) semblait sur le point de se produire, ils étaient quelque part ravis de cette opportunité de se revoir.

Loin de se douter de ces manœuvres, les parents rentrèrent, un peu troublés mais tout de même heureux que tout se passe bien. Norbert prépara le thé pendant que Nicole s’installait confortablement. Soudain, semblant entendre un cri ou une sorte de sanglot, le mari bondit au salon pour voir Nicole simplement couchée sous sa couverture qui lui souriait.

– Que se passe t-il mon chéri ?

– Tout va bien ma chérie ? Pourquoi as-tu crié ? Norbert semblait vraiment inquiet et Nicole renonça à le plaisanter comme ils en avaient l’habitude.

– Je n’ai pas crié mon chéri, tu dois être fatigué…

Voyant son épouse si tranquillement installée et manifestement bien en forme, toujours belle et charmante malgré sa grossesse plus qu’avancée[1], un lumineux sourire sur les lèvres, Norbert eut l’impression d’avoir eu une hallucination. Toutefois il lui fit part de son inquiétude. Les deux amoureux se serrèrent l’un contre l’autre et soudain… comme dans un rêve ils eurent l’impression de partager un instant d’éternité. Durant un moment qui put durer une seconde comme une heure, ils furent parfaitement syntonisés[2], parfaitement conscients de leurs deux individualités et quelque part également conscients de ce troisième être partageant leur sang, partageant leur amour ! Derrière ce puissant sentiment d’harmonie et d’amour, ils ressentirent également comme une réticence, une envie diffuse. Puis cet état de grâce disparut. Se regardant dans les yeux, le couple comprit qu’il venait de partager quelque chose de fort et d’unique !

Une semaine passa et le petit être ne daigna pas se manifester. Norbert et Nicole montèrent dans leur voiture, une vieille Jetta verte, et se dirigèrent sans un mot vers la clinique que le docteur leur avait indiquée. L’avenir était en marche, il était temps de procéder à l’accouchement forcé !

***

[1] Ils avaient l’habitude de plaisanter à ce sujet.

[2] Vibrant en harmonie avec leur environnement et avec eux-mêmes.

 

Bon d’accord… il ne s’est pas encore passé grand chose… mais c’est pour bientôt!

Sommaire[1]
1) (Re)naissance
2)  Vie et mort
3) Apprentissage
4) Evolution
5) Complication
6) Puissance
7) Différence
8) Fusion
9) Fiction ?
10) Différence II
11) Compréhension
12) Réalité
13) Fin
14) Ce n’était qu’un début[2] 

[1] Pour comprendre cet ouvrage il est recommandé de le lire cette histoire du premier au dernier post de ce site.

[2] C’est ton tour ami lecteur. Ne cherche pas la page 372 et les suivantes. Maintenant  “réalités ?” fait partie de ton histoire ! A toi de jouer ! A toi d’écrire les pages de ton histoire !

Cette trilogie peut être considérée comme une œuvre de fiction[1]. Tout a été fait pour vous le faire croire.

En réalité tout est réel et ne saurait en aucun cas être considéré comme un produit de mon imagination.

Le fait même de marquer ceci a comme objectif de vous faire croire à un simple roman…

Ma réalité est-elle la même que la vôtre ? La réalité que vous percevez est-elle la seule et unique ?

Suis-je réellement neutre en vous disant que tout est vrai ? Mais que sais-je réellement ? Et que sait mon subconscient que j’ignore toujours ?

Est-ce dangereux de lire ce document ?

L’auteur

***

Tous les éléments, personnages et lieux apparaissant dans cette histoire correspondent à la réalité. Toute ressemblance avec des lieux, situations et personnages réels pris au hasard est par conséquent complètement impossible puisque tous les protagonistes impliqués se souvenant de quelque chose ont déjà donné leur accord pour publication avant de changer d’identité.

Le traducteur

***

Le fait même d’avoir une note du traducteur est une impossibilité puisque le livre a été directement écrit dans la langue que vous êtes en train de lire.

L’auteur

***

“L’auteur croit connaître beaucoup de choses mais il est télécommandé par un niveau supérieur de conscience qu’il n’imagine même pas. Croyant faire passer un message par le biais de son imagination, il est en réalité utilisé pour permettre aux lecteurs de comprendre plus de choses.”

L’entité[2].

***

Le conducteur offset qui imprimait cet ouvrage a remarqué quelque chose d’étrange et a appelé son chef qui a interrompu le tirage. En effet, cette note signée de l’entité ne figurait pas sur les premiers exemplaires sortis de la machine. Après plusieurs essais infructueux pour la faire disparaître (y compris la création de nouvelles plaques d’impression), le directeur de la collection a décidé de rajouter cette légende de manière à expliquer à l’auteur pourquoi le document imprimé ne correspond plus tout à fait au manuscrit. (Et j’ai également décidé de la laisser dans la version en ligne.)

Le directeur de collection

***

Qu’est-ce que la réalité ?

Inconnu

***

Ne tenez pas compte de ces mises en garde, il ne s’agit que d’élucubrations sans aucun sens !

Le psychiatre

***

[1] A chacun de croire ce qu’il veut !

[2] Qui manipule qui ? Cette note a été ajoutée subrepticement lors de la composition par une main qui restera inconnue.